Alors que la France fait face à des épisodes inédits de canicule, à la raréfaction de l’eau et à un appauvrissement de la biodiversité, la loi dite « d’urgence agricole » soulève de nombreuses inquiétudes.
Présenté comme une réponse aux difficultés du monde agricole, ce texte constitue en réalité un recul majeur pour la protection de l’environnement. Il favorise un modèle agricole intensif en facilitant l’extension des élevages, en fragilisant la protection des zones humides, en accélérant la privatisation de l’eau à travers les mégabassines et en réouvrant la voie aux néonicotinoîdes comme l’acétamipride.
L’urgence agricole devrait pourtant être celle d’une transition vers un modèle plus durable : protéger et préserver nos biens communs que sont l’eau et les écosystèmes, accompagner la transition vers l’agroécologie et garantir un revenu digne aux agricultrices et agriculteurs grâce à un meilleur partage de la valeur.
Face aux crises climatiques et agricoles, une autre voie est possible : celle d’une agriculture respectueuse du vivant et de la santé humaine.
Alors que le texte sera soumis au vote ce soir à l’Assemblée nationale puis demain au Sénat, le combat continue pour défendre une autre agriculture.
