
Alors que le ministère de l’Éducation nationale a engagé le jeudi 23 avril 2026 une expérimentation de carte scolaire concertée avec les territoires dans 18 départements, dont la Gironde, j’en appelle à la vigilance dans un contexte marqué par 135 fermetures de classes et 40 suppressions de postes d’enseignant-e-s à la rentrée 2026 en Gironde. Si la volonté de mieux prendre en compte les réalités démographiques et territoriales ainsi que la consultation des acteur·rice·s locaux vont dans le bon sens, la question des moyens alloués à l’Éducation nationale demeure un sujet de préoccupation majeur.C’est pourquoi j’ai écrit au ministre de l’Education nationale afin de rappeler que la baisse attendue de 2 768 élèves à la rentrée 2026 ne saurait justifier des suppressions de postes et les fermetures de classes qui en découlent.
J’ai également écrit aux maires du département. Je souhaite maintenant aller plus loin en vous proposant ce formulaire de remontée des situations dans les écoles. Ce formulaire doit permettre de recueillir un maximum d’informations sur la situation particulièrement préoccupante de ces fermetures et du non-remplacement des enseignant·e·s absents en Gironde, qui fragilise profondément le service public d’éducation et nuit fortement au parcours scolaire des élèves.
Comme le défend le Groupe Écologie, Solidarité et Territoires (GEST) au Sénat depuis des mois, cette évolution démographique pourrait au contraire constituer une opportunité pour l’Éducation nationale, à condition que les moyens nécessaires soient maintenus et renforcés. Des effectifs moindres permettraient d’améliorer les conditions d’apprentissage des élèves ainsi que les conditions de travail des enseignant·e·s, et de tendre vers des effectifs proches de ceux des autres pays européens.Dans le cadre de cette expérimentation, je serai donc particulièrement vigilante à ce que la Gironde ne devienne pas le laboratoire d’une politique de rationalisation et de fermetures de classes, et continuera à demander des garanties quant au maintien des moyens alloués à l’Éducation nationale.
Monique de Marco, Sénatrice de la Gironde